Bienvenue sur mon blog ! Ici, je partage mes réflexions et homélies, ainsi que mes avis sur les livres qui m’inspirent et qui passent entre mes mains. Vous y découvrirez des analyses sur des textes spirituels, philosophiques ou littéraires, avec des perspectives personnelles et des recommandations de lecture. N’hésitez pas à explorer et à commenter. Bonne lecture !
9 Mars 2026
Lectures : (Ex 17,3-7 ; Ps 94(95) ; Rm 5,1-8 ; Jn 4,5-42)
Chers catéchumènes,
Aujourd’hui, je voudrais d’abord vous dire ceci : vous êtes une bénédiction pour l’Église. Votre présence nous fait du bien. Par votre démarche, par vos questions, par votre désir de Dieu, vous venez réveiller en nous quelque chose qui parfois s’endort : la soif de Dieu.
Votre chemin nous rappelle cette parole magnifique du psaume 47 :
« Comme un cerf altéré cherche l’eau vive, ainsi mon âme te cherche, toi mon Dieu. Mon âme a soif de Dieu, le Dieu vivant. »
Oui, au fond du cœur de chaque être humain, il y a une soif profonde. Une soif de sens, une soif d’amour, une soif de vie. Comme l’a dit le grand mystique Jean de la Croix, le but premier de notre vie est l’union avec Dieu.
Cette soif apparaît déjà dans la première lecture. Le peuple d’Israël marche dans le désert. Il a chaud, il a soif, et il crie vers Moïse. Dieu entend la détresse de son peuple. Alors Dieu dit à Moïse de frapper le rocher, et l’eau jaillit pour désaltérer le peuple.
Mais cette soif n’est pas seulement physique. Elle révèle quelque chose de plus profond : le cœur humain a soif d’aimer et d’être aimé.
C’est exactement ce que nous voyons dans l’Évangile avec la Samaritaine. Elle cherche l’amour, elle cherche le bonheur… mais elle cherche au mauvais endroit. Sa vie est comme un puits qui ne se remplit jamais.
Et c’est là qu’elle rencontre Jésus.
Jésus lui dit une parole extraordinaire :
« Celui qui boira de l’eau que je lui donnerai n’aura plus jamais soif. L’eau que je lui donnerai deviendra en lui une source d’eau jaillissant pour la vie éternelle. »
Autrement dit : Jésus ne donne pas seulement de l’eau pour aujourd’hui. Il donne une source intérieure.
Cette eau vive, frères et sœurs, nous la recevons au baptême.
Dans le désert, l’eau donnée par Moïse apaisait la soif pour un moment. Mais l’eau du baptême change tout : elle fait jaillir en nous la vie même de Dieu, des enfants de Dieu.
Au baptême, Dieu ne nous donne pas seulement quelque chose.
Il vient habiter en nous. Il se fait source en nous par l’Esprit Saint.
Comme le dit saint Paul :
« L’amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs par l’Esprit Saint qui nous a été donné. »
Voilà la grande vérité de notre foi : Dieu habite en nous par son Esprit.
C’est ce qu’a découvert Saint Augustin après toute une vie de recherche. Il disait :
« Bien tard, je t’ai aimée, ô beauté si ancienne et si nouvelle, bien tard, je t’ai aimé ! Et voici que tu étais au-dedans, et moi au-dehors, et c’est là que je te cherchais ! Tu étais avec moi et je n’étais pas avec toi. »
Souvent, nous cherchons le bonheur partout : dans les choses, dans la réussite, dans les relations, dans les écrans…
Mais la source est déjà en nous, parce que Dieu habite en nous par son Esprit.
Alors aujourd’hui, la parole de Dieu nous pose une question simple :
De quoi avons-nous vraiment soif ?
Et où allons-nous étancher cette soif ?
Chers catéchumènes, en vous préparant au baptême, vous nous rappelez cette vérité essentielle : le cœur de l’homme a soif de Dieu. Et cette soif n’est pas un manque à combler par nos seules forces ; elle est l’appel de Dieu lui-même qui nous attire vers lui.
Que cette célébration nous aide tous à redécouvrir la grâce de notre baptême : cette source d’eau vive que le Christ a fait jaillir en nous, et qui ne cesse de nous conduire vers la vie éternelle. Amen !