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Bienvenue sur mon blog ! Ici, je partage mes réflexions et homélies, ainsi que mes avis sur les livres qui m’inspirent et qui passent entre mes mains. Vous y découvrirez des analyses sur des textes spirituels, philosophiques ou littéraires, avec des perspectives personnelles et des recommandations de lecture. N’hésitez pas à explorer et à commenter. Bonne lecture !

Yves Marie F. S., Diacre en vue du presbyterat

Onzième Dimanche du temps ordinaire, année A

Onzième Dimanche du temps ordinaire, année A

Lectures : (Ex 19,2-6a ; Ps 99(100) ; Rm 5,6-11 ; Mt 9,36-10,8)

Dans l’Évangile que je viens de proclamer, nous entendons l’appel des apôtres par Jésus : Simon, Jean, Jacques, Thomas et les autres. Devant cet appel, nous pourrions penser que Jésus les choisit en raison de leurs talents, de leurs mérites, de leur intelligence ou encore de leurs richesses… Mais il n’en est rien !

Jésus les appelle d’abord en raison de l’amour infini qu’il a pour eux, en raison de sa grâce et de sa générosité. Son choix ne repose pas sur leurs qualités humaines, mais sur la surabondance de son amour.

En effet, si l’on regarde de près les apôtres, on s’aperçoit qu’ils sont, pour la plupart, de condition modeste. Quatre d’entre eux sont pêcheurs sur le lac de Galilée. Ce sont des hommes simples, ordinaires, sans prestige particulier aux yeux du monde. Et pourtant, c’est sur eux que Dieu a posé son regard pour manifester son amour et sa miséricorde. C’est eux qu’il a choisis, non à cause de leurs mérites, mais par pure grâce.

C’est précisément ce que nous rappelle saint Paul dans la deuxième lecture : « Frères, alors que nous étions encore incapables de rien, le Christ est mort pour les impies que nous étions. » Et il poursuit : « La preuve que Dieu nous aime, c’est que le Christ est mort pour nous alors que nous étions encore pécheurs. »

La vie spirituelle n’obéit pas à une logique de donnant-donnant ou de marchandage. Jésus n’a pas attendu notre conversion pour nous manifester son amour et sa grâce. Au contraire, c’est son amour qui devient le véritable moteur de notre conversion. Nous ne changeons pas pour être aimés ; nous changeons parce que nous sommes aimés.

Chers frères et sœurs, Dieu nous appelle toujours en raison de son amour, de la surabondance de sa grâce, et non d’abord en fonction de nos mérites. En théologie, cela porte un nom : la libéralité de Dieu. Cela signifie sa générosité gratuite, sa bonté infinie, cet amour qui se donne sans calcul.

N’ayons donc pas peur de répondre aux appels du Seigneur ! S’il nous appelle, ce n’est pas parce que nous serions parfaits, mais parce qu’il nous aime d’un amour infini. Et c’est précisément la raison pour laquelle il nous appelle.

C’est aussi pour cette raison qu’aujourd’hui ces enfants sont invités à professer ouvertement leur foi devant toute l’Église : parce que Dieu les a aimés le premier et les appelle à vivre de cet amour.

Dans la première lecture, Dieu lui-même nous révèle cette tendresse à travers une image magnifique : « Vous avez vu comment je vous ai portés comme sur les ailes d’un aigle et vous ai amenés jusqu’à moi. » Quelle image bouleversante ! Dieu ne nous abandonne pas ; il nous porte, il nous conduit, il prend soin de nous avec la délicatesse d’un père et la tendresse d’une mère.

Alors, frères et sœurs, laissons-nous saisir par son amour.

Hier, le père Bertrand nous partageait comment, adolescent, il avait été profondément touché, saisi intérieurement par Dieu lors d’une confession. Un prêtre lui avait simplement dit : « Jésus t’aime tel que tu es. » Et cette parole l’a bouleversé.

Ce matin, je vous propose une petite démarche spirituelle. Si vous le souhaitez, vous pouvez fermer les yeux, vous mettre intérieurement en présence du Seigneur, et accueillir cette parole que Dieu vous adresse personnellement :

« Jésus t’aime tel que tu es. »

Entends cette parole dans le secret de ton cœur. Accueille-la. Laisse-la descendre en toi.

Et maintenant, le Seigneur te pose une question :

« Veux-tu te laisser transformer par mon amour ? »

Amen.

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