Bienvenue sur mon blog ! Ici, je partage mes réflexions et homélies, ainsi que mes avis sur les livres qui m’inspirent et qui passent entre mes mains. Vous y découvrirez des analyses sur des textes spirituels, philosophiques ou littéraires, avec des perspectives personnelles et des recommandations de lecture. N’hésitez pas à explorer et à commenter. Bonne lecture !
9 Février 2025
Lectures : (Is 6,1-2a.3-8 ; Ps137(138) ; 1 Co 15,1-11 ; Lc 5,1-11)
Chers frères et sœurs,
Les lectures de ce dimanche nous invitent à réfléchir sur la « vocation ». Ce mot, qui vient du latin vocare, signifie « appel ». L’appel de Dieu. Aujourd'hui, c'est l'occasion pour nous de nous demander : quelle est ma vocation ? Quel est mon appel en tant que parent, grand-parent, jeune, étudiant, célibataire, salarié, retraité ? À quoi le Seigneur m'appelle-t-il ?
Tout d'abord, nous avons tous une vocation commune en tant que baptisés : celle de la sainteté. L'épître aux Éphésiens nous dit que « Dieu nous a choisis, dans le Christ, avant la fondation du monde, pour que nous soyons saints et immaculés devant lui, dans l’amour ». Le pape François ajoute que « tous ceux qui croient au Christ, quelle que soit leur condition ou leur état de vie, sont appelés par Dieu à une sainteté dont la perfection est celle même du Père ». Voilà donc notre vocation commune, notre objectif : la sainteté.
Maintenant que nous avons posé ce cadre, regardons comment cet appel se manifeste de manière personnelle, à travers l'exemple de Simon-Pierre dans l'Évangile.
D'abord, Jésus rejoint Simon dans son travail, dans son quotidien. Il nous est dit : « Jésus monta dans une des barques qui appartenait à Simon, et lui demanda de s’écarter un peu du rivage ». Cela nous montre que c’est Dieu qui, le premier, vient à notre rencontre. Ce n’est pas nous qui avons aimé Dieu, mais lui qui nous a aimés le premier. Saint Augustin le disait si bien : « O beauté si ancienne et si nouvelle, bien tard je t’ai aimée. Et voici que tu étais au dedans et moi au-dehors, et c’est là que je te cherchais ». Dieu vient à notre rencontre dans notre vie de tous les jours, et surtout dans notre travail. Jean-Paul II disait que notre travail doit être un lieu de sanctification, un endroit où nous collaborons avec Dieu à la création. Chacun peut se poser la question : comment est-ce que Dieu est présent dans mon travail ? dans ma vie familiale ? Dans ma vie de retraité ? Dans ma vie étudiante etc.
Ensuite, Jésus dit à Simon : « Avance au large et jette les filets ». Simon, un pêcheur expérimenté, vient de passer la nuit sans rien attraper. Et voici qu’un homme, Jésus, qui n’est pas pêcheur, lui dit de relancer les filets. Et Simon lui répond : « Maître, nous avons peiné toute la nuit sans rien prendre ; mais sur ta parole, je vais jeter les filets ». Ce geste de Simon montre sa confiance en Jésus. Il décide de croire en la parole de Jésus et de faire ce qu’il lui demande même si la demande semble un peu étonnante.
Dans notre vie de foi, c'est la même chose. Quand nous rencontrons Jésus, il nous invite toujours à faire un pas de plus dans la foi. Prenons l'exemple d'Abraham : Dieu lui a demandé de tout quitter, son pays, sa famille, pour aller vers un lieu qu'il lui montrerait. Moïse, lui, était simple berger, et Dieu lui a demandé non seulement de confronter Pharaon, mais aussi de devenir son messager, alors qu’il était bègue. Isaïe, de son côté, se sentait trop pécheur et impur pour être prophète de Dieu. Jérémie se croyait trop jeune et pensait qu'il ne savait pas parler. Quant à Saint Paul, il a persécuté les chrétiens et autorisé des meurtres avant de se convertir. La liste est longue de ceux qui ont fait confiance à Dieu malgré leurs limites.
Mais comme Abraham, Moïse, Isaïe, Jérémie ou Paul, nous sommes appelés à faire confiance à Dieu, même quand cela semble difficile ou risqué. Il nous appelle à dépasser nos limites et à nous laisser transformer par lui. Chers frères et sœurs, qu’est-ce qui vous empêche aujourd’hui de faire un pas de plus vers Dieu ? Vers ce projet de sainteté et d’amour qu'il a pour chacun de nous ?
Enfin, l'Évangile nous dit que, lorsque Simon a eu confiance en Jésus et jeté les filets, « ils capturèrent une telle quantité de poissons que leurs filets allaient se déchirer... ils remplirent deux barques, à tel point qu’elles enfonçaient ». C’est l’abondance du don de Dieu (sa générosité infinie) ! Dieu ne nous appelle pas pour nous rendre malheureux ou pour limiter notre liberté. Jésus dit : « Ce qui fait la joie de mon Père, c’est que vous portiez beaucoup de fruits ». Notre réponse à l'appel de Dieu déploie toutes nos potentialités et nous aide à devenir pleinement nous-mêmes.
Alors, ayons confiance en Lui et suivons-le, car c’est là que se trouve notre véritable joie et notre épanouissement. Amen !