Bienvenue sur mon blog ! Ici, je partage mes réflexions et homélies, ainsi que mes avis sur les livres qui m’inspirent et qui passent entre mes mains. Vous y découvrirez des analyses sur des textes spirituels, philosophiques ou littéraires, avec des perspectives personnelles et des recommandations de lecture. N’hésitez pas à explorer et à commenter. Bonne lecture !
19 Août 2025
Après La gloire de mon père, Pagnol poursuit son récit d’enfance avec Le château de ma mère. Toujours dans ce ton tendre et poétique qui le caractérise, il continue à nous faire revivre ses vacances à la campagne avec sa famille.
Ce qui marque particulièrement ce deuxième volet, c’est la rencontre avec Lili, ce petit paysan débrouillard qui devient son grand ami. Une amitié d’enfance qui naît presque par hasard, se fortifie au fil des pages et nous émeut profondément. Comme cette scène savoureuse où Lili attend Pagnol sur le chemin du retour, après son séjour en ville pour l’école. Quand Pagnol lui demande depuis combien de temps il est là, Lili, pour sauver les apparences, prétend qu’il venait juste rendre visite à un monsieur du voisinage… mais pas de chance : pile au moment où il sort cette excuse, le fameux monsieur apparaît devant eux avec toute sa maisonnée ! Une scène à la fois drôle et touchante, où l’on sent déjà la pudeur et la sincérité de leur amitié.
La famille Pagnol, elle, trouve son bonheur dans ces séjours à la campagne : l’air pur, la chasse, la contemplation de la nature… un vrai remède aux lourdeurs de la ville. Les enfants, d’ailleurs, ne veulent jamais repartir ! Leur mère, qui comprend bien leur détresse, met alors au point un stratagème pour pouvoir y retourner plus souvent. Avec l’aide d’un ancien élève du père de Pagnol, employé à la régie, ils obtiennent une clé permettant de passer par des propriétés privées et de couper le chemin. Le père, d’abord réticent à l’idée d’enfreindre la règle, finit par céder. Cette clé leur apportera bien des joies… mais aussi quelques frayeurs, car ce privilège les mettra un jour dans une situation délicate.
On peut regretter dans ce volume la quasi-absence de l’oncle Jules, si présent et si drôle dans le premier. Quant au titre, Le château de ma mère, il laisse planer une ambiguïté : s’agit-il de la maison de campagne, véritable havre de bonheur, ou bien de ce château inquiétant où la mère de Pagnol a eu un pressentiment funeste, qui se confirmera ensuite ?
Trois passages m’ont particulièrement ému.
Avec Le château de ma mère, Pagnol signe un récit où la nostalgie se mêle à la malice, où la nature devient un terrain d’aventures, et où chaque émotion — qu’elle soit rieuse ou poignante — nous rappelle à nos propres souvenirs d’enfance.