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Bienvenue sur mon blog ! Ici, je partage mes réflexions et homélies, ainsi que mes avis sur les livres qui m’inspirent et qui passent entre mes mains. Vous y découvrirez des analyses sur des textes spirituels, philosophiques ou littéraires, avec des perspectives personnelles et des recommandations de lecture. N’hésitez pas à explorer et à commenter. Bonne lecture !

Yves Marie F. S., Diacre en vue du presbyterat

Ma prédication du 4e dimanche de l'Avent, Année C

Ma prédication du 4e dimanche de l'Avent, Année C

4e dimanche de l'Avent, année C. Lectures : Mi 5,1-4a ; Ps 79(80) ; He 10,5-10 ; Lc 1,39-45. 

Chers frères et sœurs,

Nous connaissons bien l'Évangile de la Visitation que je viens de proclamer. Cet épisode, suivant l’Annonciation, nous invite en ce quatrième dimanche de l’Avent à nous laisser enseigner par Marie et Élisabeth, deux modèles d’Espérance et de foi.

Après l'Annonciation, Marie se rend en hâte chez sa cousine Elisabeth, que l’on disait stérile, mais qui est désormais enceinte depuis six mois. Deux points me semblent particulièrement importants dans ce passage.

Le premier, c’est que pour Dieu, tout est possible. Il n’y a aucune situation, aussi désespérée soit-elle, dans laquelle Dieu ne puisse rien faire. Peu importe la noirceur de la nuit, une lumière même infime la domine. Comme le dit Isaïe : « Le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu se lever une grande lumière ; et sur les habitants du pays de l'ombre, une lumière a resplendi ». L’histoire d’Élisabeth, qui devient mère malgré son âge avancé, nous pousse à l’Espérance. Il ne faut jamais désespérer, ni du monde ni de soi-même, car la vie finit toujours par percer même dans les pires situations. Cette espérance doit habiter le cœur de chaque croyant. Il n’y a pas de fatalité, pas de destin qui enferme l’humanité dans un chemin tout tracé. L’amour désintéressé finit toujours par triompher des forces du mal. Un poète disait : « La nuit n’est jamais complète, il y a toujours au bout du chemin une fenêtre ouverte ». Personne n'est conditionné par son histoire, nous pouvons à tout moment, comme Elisabeth, être reconditionnés par la grâce de Dieu. Oui, Dieu œuvre dans l’histoire, et le meilleur peut toujours arriver. En résumé, chers frères et sœurs, ne désespérons jamais de rien ! Nous sommes dans la main de Dieu et ce, quoi qu’il arrive, car « rien n’est impossible à Dieu ».

Le deuxième point que je voudrais souligner est que, pour Marie, être servante du Seigneur, c’est se mettre au service des autres. Cela se manifeste par le fait que, dès qu’elle apprend la grossesse d’Elisabeth, elle comprend qu’Elisabeth a besoin d’aide. Et elle se met en route immédiatement pour la rejoindre et lui offrir son soutien. Marie est la servante par excellence, nous montrant que servir Dieu, c’est servir les autres. Saint Jean disait : « Celui qui dit qu’il aime Dieu et n’aime pas son frère est un menteur », et Saint Paul continuait : « Toute la loi trouve sa plénitude dans un seul précepte : tu aimeras ton prochain comme toi-même ». Enfin Jésus lui-même nous dit dans l’Évangile selon saint Matthieu : « Dans la mesure où vous l'avez fait à l'un de ces plus petits de mes frères, c'est à moi que vous l'avez fait » (Mt 25,40). Ainsi, celui qui dit servir Dieu ne peut être indifférent aux détresses et aux besoins de l'humanité. Les deux vont de pair.

Cependant, Marie ne se contente pas seulement d’apporter son aide matérielle à Elisabeth, comme aller chercher de l'eau ou préparer à manger. Elle lui apporte aussi Dieu. En effet, « lorsque Elisabeth entendit la salutation de Marie, l’enfant bondit dans son sein et Elisabeth fut remplie du Saint-Esprit ». Marie, ayant reçu l’Esprit Saint lors de l’Annonciation, le partage maintenant avec Elisabeth et l’enfant, Jean-Baptiste. Que nous enseigne cela ? Cela veut dire que, lorsqu’on fait une véritable expérience de Dieu, on ne peut pas la garder pour soi. Cette joie d’avoir rencontré Dieu nous déborde et nous pousse à annoncer l’Évangile. C’est pourquoi Saint Paul disait : « Malheur à moi si je n’annonce l’Évangile » ! Saint Paul avait été saisi par l’amour et la miséricorde infinie de Dieu. Et vous savez, la joie, contrairement aux choses matérielles, plus on la partage, plus on en est rempli (exemple de la voiture)! Le pape François, dans Gaudete et Exsultate, dit que, aujourd'hui, l'Esprit Saint ne frappe pas à la porte de notre cœur pour y entrer, mais pour en sortir ! Alors, frères et sœurs, demandons-nous : dans nos relations quotidiennes, comment apportons-nous Dieu ? Comment, à travers nos paroles, nos gestes, notre présence, pouvons-nous offrir Dieu ?

Ici, le signe de la présence de Dieu, c’est la joie ! « Lorsque Elisabeth entend la salutation de Marie, l’enfant bondit d’allégresse en son sein ». Les signes de la présence de Dieu sont surtout la paix et la joie. Apporter Dieu, c’est apporter la paix et la joie autour de nous. Chers frères et sœurs, je vous souhaite de vivre ce temps de Noël en famille et en communauté dans la paix et la joie.

Enfin, Élisabeth loue la foi parfaite de Marie : « Bienheureuse celle qui a cru à l’accomplissement des paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur. » Marie, en disant « oui » à Dieu, nous invite à faire de même. Son abandon total est un exemple pour nous. Noël nous rappelle que les projets de Dieu pour nous sont toujours des projets de bonheur et de joie. En ce quatrième dimanche de l’Avent, prenons Marie et Elisabeth comme modèle : espérons contre toute espérance, servons avec générosité nos frères, et abandonnons-nous entre les mains de Dieu. Cette semaine, engageons-nous concrètement : visitons une personne isolée, offrons un sourire ou une parole d’encouragement, ou apportons un peu de joie là où nous passons. Que cette Espérance et cette joie vous accompagnent pendant ce temps de Noël. Avec Marie, disons ensemble : « Seigneur, qu’il me soit fait selon ta Parole. » Amen.

 

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