Bienvenue sur mon blog ! Ici, je partage mes réflexions et homélies, ainsi que mes avis sur les livres qui m’inspirent et qui passent entre mes mains. Vous y découvrirez des analyses sur des textes spirituels, philosophiques ou littéraires, avec des perspectives personnelles et des recommandations de lecture. N’hésitez pas à explorer et à commenter. Bonne lecture !
6 Mai 2026
La première fois que je devais aller voir ce film au cinéma avec un ami, j’ai finalement dû annuler après avoir vu la bande-annonce. Je me suis dit : « Je ne vais quand même pas aller voir un navet au cinéma ! » Puis, après avoir reçu quelques retours positifs d’amis, je me suis décidé à lui donner sa chance. Et finalement, j’ai vraiment bien aimé !
Compostelle, c’est ce célèbre pèlerinage que l’on peut faire du Puy-en-Velay, en France, jusqu’à Saint-Jacques-de-Compostelle, en Espagne. Cela dure au moins trois mois, je pense. Dans le film, c’est une proposition faite par une association à certains mineurs délinquants : parcourir ce chemin avec un adulte plutôt que d’être incarcérés dans une maison d’arrêt. L’idée étant que ce pèlerinage extérieur puisse ouvrir à un changement intérieur, une conversion, une reprise en main de leur vie… ou simplement retrouver le bon chemin.
Ici, il s’agit d’un jeune qui s’appelle Adam et qui a déjà commis douze délits. Il me semble qu’il n’a jamais connu son père et qu’il a été placé en famille d’accueil par sa mère. Une des raisons de ses multiples délits vient sans doute de ce désir profond de la revoir. Celle qui l’accompagne s’appelle Fred. Elle vient d’être renvoyée de son poste de professeure après avoir giflé un élève dans un accès de colère. Sa vie personnelle est également compliquée : elle est en rupture avec son mari, qui demande le divorce, et sa fille est en conflit avec elle. Elle non plus ne sait plus vraiment où elle en est.
Par le biais de l’association, les deux vont donc se rencontrer et faire le chemin ensemble jusqu’à Compostelle. Le parcours ne sera pas facile : Adam voudra souvent abandonner. D’après lui, personne n’a jamais vraiment cru en lui ni ne lui a fait confiance jusqu’à présent. En Fred, il va trouver une forme de « mère », à la fois aimante et exigeante. J’ai beaucoup aimé le clin d’œil à la Vierge Marie — que je vous laisse découvrir —, autre figure maternelle qui l’attend à l’arrivée, à Saint-Jacques-de-Compostelle.
Ils font de belles rencontres, amicales, fraternelles, parfois même amoureuses. J’ai particulièrement apprécié la rencontre à la ferme autour du patou (un chien), ainsi que celle, plus originale, avec une communauté religieuse espagnole. On passe par toute une palette d’émotions.
Fred devient pour Adam une sorte de passeuse d’angoisse, une tutrice de résilience, qui lui permet d’avancer, avec peine et difficulté, sans totalement abandonner. J’ai d’ailleurs versé ma petite larme à la fin du film… Deux belles expériences de rédemption.
J’ai aussi beaucoup aimé la beauté des paysages tout au long du voyage : les façades d’églises, les champs, les collines… Étant donné que je ferai moi-même le chemin cet été avec des amis, cela m’offre une première mise en bouche. Et elle est plutôt motivante ! C’est vraiment un beau film, rempli d’humanité et d’espérance. Je recommande vivement !
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